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Lutte contre le moustique tigre, la fourmi Tapinoma Magnum, le scarabée japonais et le frelon asiatique.

À Genève, plusieurs espèces exotiques envahissantes ont fait leur apparition ces dernières années. Qu’il s’agisse du moustique tigre, des fourmis Tapinoma magnum, du scarabée japonais ou encore du frelon asiatique, toutes posent des défis pour notre environnement, notre santé ou notre qualité de vie.

Nous en parlons parce que :

  • elles se sont installées dans notre canton, parfois très près de nos habitations,

  • elles représentent un risque concret : propagation de maladies, déséquilibre écologique, dégâts aux jardins et cultures, ou encore menace pour les abeilles.

La situation à Genève est suivie de près par les autorités, mais la vigilance des habitants reste indispensable.
Chacun peut agir en apprenant à reconnaître ces espèces, en signalant les cas suspects et en respectant les consignes (arrosage, déchets verts, signalements, etc.).

Ensemble, habitants et autorités, nous pouvons limiter leur propagation et protéger notre cadre de vie.

Moustique tigre

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En 2024, le moustique tigre est présent sur presque tout le canton de Genève, y compris dans notre zone urbaine. Il pond dans de petites eaux stagnantes (coupelles, seaux, fosses, etc.) dès le printemps venu.

Risques pour les habitants : 

  • Piqûres fréquentes jour et nuit, très gênantes

  • Potentiel de transmission de virus (dengue, chikungunya et zika), bien que rares localement​

Chacun-e peut aider à lutter contre sa prolifération, selon les recommandations de l’OCAN (Office cantonal de l'Agriculture et de la Nature), à savoir : 

  • Retourner vos arrosoirs lorsque vous le ne les utilisez pas, si vous avez des soucoupes sous des pots de fleurs, les remplir de sable, éviter toute eau stagnante propice à la ponte des oeufs;

  • Ne pas utiliser d’insecticides à large spectre, nuisibles pour l’environnement;

  • Utiliser soit le Moltex, en vente libre (par ex. chez Landi), environ Fr. 20.- le flacon ou les granulés Vectomax G (remis gratuitement à la réception de la mairie du Grand-Saconnex ou tous les vendredis après-midi de 14h à 16h auprès de l'OCAN, rue des Battoirs No 7).

  • Traitements à faire dès le mois d'avril au mois d'octobre, tous les 7-14 jours, dans tous les lieus d'eau stagnante, par exemple les grilles d'évacuation d'eau. 

  • Déclarer les zones de ponte à l’OCAN et signaler toute présence via les plateformes dédiées​​​

  • Les granulés sont disponibles pour les habitant-es du chemin de Bonvent, considéré comme une zone "critique";

  • Les granulés Vectomax sont apparemment plus efficaces que le Moltex.​

​Pour en savoir plus :

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 - Guide de l’OCAN sur le moustique tigre :

   En découdre avec le moustique tigre

 photo moustique tigres AHCB

 

Tapinoma magnum est une espèce de fourmi invasive originaire du bassin méditerranéen. Depuis quelques années, elle connaît une expansion rapide en Europe, notamment en Suisse romande, où elle s’installe durablement dans les zones urbaines et périurbaines. 

 

Discrète au premier abord, cette fourmi devient rapidement problématique en raison de la taille exceptionnelle de ses colonies et de sa capacité d’adaptation.

Une organisation hors norme

Contrairement à de nombreuses espèces locales, Tapinoma magnum forme des super-colonies composées de plusieurs nids interconnectés.

Cela signifie que :

  • plusieurs reines cohabitent

  • les colonies peuvent s’étendre sur plusieurs centaines de mètres

  • les individus circulent librement entre différents nids

Résultat : une présence massive et difficile à contenir.

Situation à Genève et au Grand-Saconnex

Dans le canton de Genève, la présence de Tapinoma magnum est désormais bien documentée et en forte augmentation.

Selon les observations de l’Office cantonal de l’agriculture et de la nature (OCAN), certains secteurs sont particulièrement touchés. Le quartier du Chemin de Bonvent a été identifié par l'OCAN comme une zone où cette espèce est fortement implantée.

Gestion et lutte

Mesures préventives

  • éviter les sources de nourriture accessibles

  • limiter les zones humides et les cachettes

  • entretenir les fissures et abords des habitations

Actions curatives

  • utilisation d’appâts spécifiques (plus efficaces que les sprays classiques)

  • traitements répétés et ciblés

  • intervention professionnelle en cas d’infestation importante

Méthode simple et efficace

  • le versement d’eau très chaude directement sur les fourmilières est une méthode particulièrement efficace pour détruire localement les nids, surtout si elle est répétée dans le temps

Retour d’expérience de terrain

L’expérience sur le terrain montre que la lutte contre Tapinoma magnum peut s’avérer complexe et parfois frustrante.

  • Les interventions de professionnels peuvent être coûteuses, sans garantie de succès durable

  • Les produits classiques disponibles dans le commerce sont souvent inefficaces contre cette espèce

  • Les traitements ponctuels ne suffisent pas : la colonie se reconstitue rapidement

Dans la pratique, trois éléments font la différence :

  • la persistance dans le traitement. Il est nécessaire d'être attentif. Ne traiter que les endroits où on les voit passer n'est pas efficace, Il faut être patient et attentif pour voir où elles vont et d'où elles proviennent pour traiter les fourmilières directement.

  • l’utilisation de produits réellement adaptés à cette espèce spécifique

  • des actions répétées et coordonnées dans le temps

Parmi les solutions les plus efficaces observées, le traitement à l’eau bouillante directement sur les fourmilières donne des résultats concrets, notamment pour réduire rapidement les foyers actifs.

Une réponse collective indispensable

Tapinoma magnum ne peut pas être maîtrisée à l’échelle d’une seule parcelle.

En raison de l’interconnexion des colonies, un traitement isolé est souvent inefficace à long terme. Les fourmis recolonisent rapidement depuis les terrains voisins.

Un effort collectif à l’échelle du quartier est donc essentiel :

  • coordination entre voisins

  • actions simultanées

  • partage d’informations

Conclusion

Tapinoma magnum représente aujourd’hui un véritable défi pour les zones urbaines du bassin genevois.

Une approche coordonnée, combinant connaissances, persévérance et actions concrètes, permet de limiter son expansion et de préserver durablement la qualité de vie.

 Fiche "Fourmis Tapinoma Magnum"​ 

- Protocole OCAN pour Tapinoma magnum :      Lutte contre Tapinoma magnum

photo fourmi taponima magnum AHCB

Le scarabée japonais

 


 

Le scarabée japonais (Popillia japonica) est un coléoptère envahissant venu d’Asie qui cause de sérieux dégâts aux cultures, arbres fruitiers, rosiers, pelouses et plantes ornementales. Présent en Suisse depuis 2017, il a été repéré à Genève, secteur Arve-Lac, durant l’été 2025.

Comment le reconnaître :


- Tête et thorax vert métallique, dos cuivré
- 8 à 12 mm de long, à peine plus grand qu’une coccinelle
- 5 touffes de poils blancs sur chaque côté et 2 à l’arrière

Dommages possibles :


- Été : feuillages dévorés (aspect dentelle), fruits et fleurs attaqués
- Automne/printemps : larves qui grignotent les racines, affaiblissant pelouses et prairies

Mesures de lutte obligatoires :


Pour contenir l’invasion, Genève impose plusieurs restrictions dans les zones touchées :


- Surveillance et capture : un réseau de pièges permet de suivre la présence de l’insecte. En cas de suspicion, notez le lieu précis, prenez une photo, capturez l’insecte et signalez-le immédiatement au Service phytosanitaire cantonal (photo-agro@etat.ge.ch). Ne le relâchez pas avant d’avoir reçu des instructions.


- Restrictions de juin à septembre :


  * Interdiction d’arroser les pelouses.
  * Interdiction de déplacer des déchets verts (gazon, haies, etc.) hors de la zone.


- Toute l’année :


  * Interdiction de transporter du compost, de la terre (jusqu’à 30 cm), des rouleaux de gazon, des plantes en motte ou de la terre issue de véhicules ou d’équipements liés au sol.

Ce que chacun peut faire
1. Inspecter régulièrement jardins et pelouses.
2. Limiter les mouvements de terre ou de végétaux.
3. Partager l’information avec voisins et amis pour renforcer la vigilance.

Pour plus d’informations détaillées et pour suivre l’évolution des zones concernées : www.ge.ch/c/scarabeejaponais

photo scarabee japonais.jpg AHCB

Le frelon asiatique

 

 

 

Le frelon asiatique (Vespa velutina) est une espèce exotique envahissante installée dans notre région depuis quelques années. Il représente une menace particulière pour les abeilles domestiques, essentielles à la pollinisation et à la production locale de miel.

Comment le reconnaître :

  • Corps sombre, pattes jaunes

  • Abdomen foncé avec parfois une bande orangée au 4e segment

  • La face avant (tête) est jaune orangé

  • Taille intermédiaire entre une guêpe et un frelon européen

Cycle et comportement :

  • En hiver, seules les reines fondatrices survivent en diapause, souvent cachées dans des fissures ou des zones abritées.

  • Au printemps, les reines construisent un nid primaire, de petite taille, souvent près des bâtiments ou sous abris. Le nid évolue ensuite en nid secondaire, plus grand, généralement en hauteur (cimes d’arbres).

  • Les ouvrières chassent les abeilles et d’autres insectes pour nourrir les larves, pratiquant un vol stationnaire devant les ruches.

  • En automne, les mâles et les nouvelles reines apparaissent, puis la colonie meurt et le nid est abandonné.

Impacts :

  • Sur les ruches : réduction de l’activité de butinage, épuisement de la colonie, disparition possible des ruches affaiblies.

  • Sur la biodiversité : diminution des populations d’insectes pollinisateurs et d’autres espèces utiles.

  • Risque pour la sécurité : déranger un nid peut provoquer une attaque de plusieurs frelons. Pour les personnes allergiques ou en cas de piqûres multiples, le danger peut être important.

Mesures prises à Genève :

  • Le canton collabore avec des experts et le Pôle invertébrés du bassin genevois pour détecter les nids.

  • Le Service d’Incendie et Secours (SIS) et des associations spécialisées interviennent pour la destruction des nids.

  • Les observations doivent être signalées sur la plateforme nationale frelonasiatique.ch.

  • Il est fortement déconseillé de détruire un nid soi-même.

Que peuvent faire les habitants du chemin de Bonvent ?

  1. Surveiller les zones autour des habitations dès le printemps : volets, toitures, abris de jardin.

  2. Si vous repérez un petit nid primaire ou une activité suspecte, ne pas intervenir vous-même.

  3. Prendre des photos et noter l’emplacement précis.

  4. Signaler via la plateforme www.frelonasiatique.ch

  5. Informer vos voisins pour renforcer la vigilance.

Informations complémentaires utiles :


Il est important que les personnes essayent de déterminer dans quelle direction se dirigent les frelons pour localiser leur nid, afin de pouvoir le faire détruire.
Une fois le nid découvert, il faut informer l’association Pollinea :

Pour rappel :

  • Le frelon européen est de couleur jaune et brune.

  • Le frelon asiatique est de couleur noire et orange, un peu plus petit et avec les pattes jaunes.

Pour plus d’informations : https://www.ge.ch/apiculture-abeilles/frelon-asiatique-que-faire

photo  AHCB
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